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mercredi 5 janvier 2011

Popa Chubby, poids lourd du blues

Big man, big guitar, une bonne description de Popa Chubby


Sans mauvais jeu de mot, Popa Chubby, artiste blues chevronné, envoie grave du lourd. Tendez l'oreille, le son produit est à l'image du personnage: généreux, puissant, j'en passe et des meilleures...Mais le plus frappant, c'est que l'imposant Popa Chubby semble avoir capté avec une étonnante facilité tout l'héritage laissé par les pointures rock des 70'.

En 2006, Chris Cornell, ex Soundgarden, accompagné de son tout nouveau groupe Audioslave, déplorait la mort du rock and roll classique sur le morceau Original Fire. Il avait sûrement pas dû entendre jouer Popa Chubby pour proférer de pareilles âneries!...C'est à dire que le bonhomme maîtrise rudement bien son affaire. Preuve à l'appui, une reprise du classique Hey Joe, dans une version proche de celle qui fit les beaux jours d'Hendrix.

Certes, Popa Chubby est un guitariste confirmé, mais c'est pas pour autant qu'il a pris la grosse tête non plus. Une réflexion qui fait directement écho au jeu de mot utilisé pour son nom de scène: Popa Chubby est un détournement de l'expression familière «Pop a chubby», qu'on pourrait traduire en français par «avoir la gaule», ou quelque chose du genre...Habituellement, Chubby est un adjectif qui caractérise les personnes bien en chaire, d'ou le rapprochement avec l'embonpoint de Popa.

A son visage de poupin, Popa donne l'impression d'appartenir à la jeune scène du blues. Et bien non, déjà presque 20 ans qu'il mène une vie d'artiste, et pas moins d'une bonne trentaine de cd à son actif. Malgré cette solide expérience, et l'avis favorable des critiques, la musique de Popa peine à trouver sa place dans le paysage musicale américain (néanmoins, sont talent est très apprécié en France ou il connait un succès croissant depuis plusieurs années). C'est pourtant pas faute d'avoir essayé, avec un contrat signé chez le géant Sony en 1995. Résultat, un album produit, Booty And The Beast, puis Popa décide de reprendre sa liberté...Depuis, c'est sur son propre label, PCP (Popa Chubby Poduction) que Popa publie ses productions. La dernière en date se nomme The fight is on (2010), dont l'extrait vidéo ci-dessous présente le single éponyme.


Popa Chubby - The fight is on


Page myspace de Popa Chubby 

jeudi 23 décembre 2010

Aloe Blacc, great soul revival

Aloe Blacc sur la pochette de son deuxième album


Les médias le présentent déjà comme l'un des héritiers d'une longue tradition soul (Marvin Gaye, Steevie Wonder, Sam Cooke...). Et pourtant, Egbert Nathaniel Dawkins, alias Aloe Blacc, américain de 31 ans d'origine panaméenne, n'en est qu'a sa première tentative avec l'album Good things (2010). La seconde si on compte Shine Trough (2006), premier opus de l'artiste beaucoup plus éclectique (ce qui n'est pas un mal en soi!).

Mais que vient faire un soul singer dans un blog consacré aux artistes folk rock? Eh bien, voyez par vous même. Ou plutôt, écoutez par vous même. Les compositions et le ton d'Aloe Blacc ont quelque chose qui traversent aisément la barrière des genres musicaux pour venir titiller aussi bien les amateurs de folk comme moi (et comme vous je l'espère). Si vous n'êtes pas convaincu, pensez donc à des tubes soul de la trempe de I heard it trough the grapevine, avec son intro légendaire qui colle autant à la version des Creedance clearwater revival qu'à celle de Marvin Gaye.

Revenons à nos moutons. Derrière le pseudonyme d'Aloe Blacc se cache un habitué de la scène et des enregistrements studios. Déjà quinze années que cet ami de la soul s'est lancé dans la zik: il a commencé en 95 au sein du groupe Enamon, une formation rap avec qui il s'est illustré sur une bonne dizaine d'albums en tant que chanteur principal jusqu'en 2004. Sans transition, il se rebaptise Aloe Blacc et opère un virage soul de plus en plus marqué, troquant son flow pour une voix digne des artistes de la Motown.

I need a dollar (extrait vidéo ci-dessous), titre phare de Good Things, a été choisi pour accompagner le générique de la série How to Make it in America. Il n'en faut pas plus pour qu'Aloe et sa soul rétro parviennent à gagner l'Europe et s'imposent comme une valeur certaine (n'en déplaise à ben L'oncle soul!).

Avis aux amateurs de reprises rock and roll. Prétez donc une oreille à cette sublime version de Femme fatale, signée Aloe et son orchestre.



Aloe Blacc - Hey brother / I need a dollar
Réalisé par la blogotheque


Page myspace d'Aloe Blacc

mercredi 24 novembre 2010

Ali Harter, double je




Chanteuse country-folk de 25 ans fraîchement débarquée de son Oklahoma natal, Ali Harter est une artiste à double facette. Elle sait faire la belle en chantant des ballades folk un peu guimauves aux mélodies faciles, ce qui sied parfaitement aux séries sentimentales (son site officiel vente le choix de deux de ces titres en tant que bande son d'un épisode de Grey's anatomy). Cela dit, il lui arrive de tomber le masque pour enfiler un costume qui lui va à ravir: celui de la bête. C'est le cas sur le titre You can keep'em (ci-dessous), extrait de son premier album, Worry the bone (2007), ou elle assume pleinement ses influences les plus rock (Foo fighters, Tom waits, Canned Heat...). La demoiselle y dévoile une voix pêchue et enrouée, soutenue par une rythmique étouffée bien lourde, presque de quoi rivaliser avec les compositions de Bjorn Berge (j'ai dit presque).

Ali fait ses premières armes sur les bancs du lycée, une période ou elle intègre de nombreux groupes avant d'oser se lancer en solo quelques années plus tard. Elle assume alors un statut d'artiste indépendante, en gérant elle même sa carrière. C'est dans cet esprit qu'elle enregistre worry the bone, en collaborant avec un petit label nommé Little Mafia Records, plutôt spécialisé dans les productions rock, voire métal.

Une partie des titres produits se retrouveront dans plusieurs films indépendants, pendant que la chanteuse part en tournée défendre ses compositions. En 2009, elle sort des sentiers battus en prêtant sa voix sur le refrain d'un morceau du Dj français Wax Taylor, intitulé this train. Ali Harter fait en ce moment la promotion de son deuxième album studio, No Bees, No Honeydisponible aux Etats Unis depuis octobre dernier (extraits dispos sur son myspace). 



Ali Harter - You can keep 'Em

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samedi 20 novembre 2010

Ray Lamontagne est de retour


 Ray Lamontagne en solo 

Ray Lamontagne and the Pariah Dogs
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Ladies and gentlemen, please welcome to the new Ray Lamontagne. Exit les fringues de bucheron, les cheveux gras et la barbe en friche des débuts de l'artiste. Faites place à Ray l'élégant, veston et chapeau de dandy vissés au corps, accompagné de son nouveau groupe country folk, The Pariah Dogs. Mais ne vous méprenez pas, derrière les apparences, c'est toujours le même personnage: timide, hyper névrosé, mais songwritter confirmé.

A mon grand regret, la musique non plus n'a pas changé d'un poil. Une voix caverneuse, (chaude et suave diront les fans), emmenée par des compositions country/folk teintées d'accents soul, qui pour la plupart ne dépassent pas la ballade. C'est le cocktail servi par Ray, et qui reste sensiblement le même depuis ses trois albums solo précédents, de quoi se lasser un peu... Néanmoins, quelques titres sortent du lot, et apportent un peu de dynamisme: c'est le cas pour le morceau repo Man (ci-dessous), qui ouvre l'album god willing' & the creek don'trise, par une intro à la guitare acoustique des plus stimulantes.



Ray lamontagne and the Pariah Dogs - Repo man
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dimanche 14 novembre 2010

Devendra Banhart, pop malgré lui


Pour sûr, l'air de feel just like a child vous dit quelque chose, mais que savez-vous de l'artiste qui se cache derrière? Devendra Banhart, né au Texas en 81, est aux de côté d'artistes comme Cocorosie, Antony and the johnsons, une figure confirmée du nouveau psyché-folk. Emprunt d'une humanité évidente qui transpire par delà ses chansons, Devendra a la carrure d'une véritable icône pop. Ce qui ne l'empêche pas d'alterner les compositions en anglais et en espagnol. En effet, Devendra a vécu plusieurs années au Vénézuela dans son enfance, et il garde une connexion profonde avec la communauté latine.

C'est avec son 5 éme album Cripple crow (dont l'extrait musical ci-dessous est tiré), paru en 2005, que Devendra Banhart se fait connaître en France. Depuis, Devendra et ses musiciens ont enregistré deux nouveaux albums, dont le dernier What Will We be, est disponible depuis l'année dernière. En 2008, Devendra participe également au projet Megapuss, un groupe de folk encore plus psychédélique que le sien, dont le seul album s'intitule Surfing.


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Devendra Banhart - Feel just like a child
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dimanche 12 septembre 2010

Cocorosie, univers onirique



S'il vous arrive de regarder la télévision un tant soit peu, vous connaissez certainement l'air envoutant de Good Friday, issu de La maison de mon rêve, le très onirique premier album des Cocorosie paru en 2004. En effet, le morceau a servi de fond sonore dans une publicité pour un parfum dont on taira le nom ici (ça commence par KEN, et ça se termine par ZO). Malheureusement, ça renvoyait une image des deux américaines assez glamour, qui ne collait pas du tout au duo. C'était travestir leur vrai personnalité musicale en formatant les deux soeurs, habituellement si excentriques, en vulgaire groupe de minettes pour minettes...


Dans la session acoustique suivante, Bianca et Sierra de leur prénom, s'écartent de la version studio de Good Friday devenue un poil trop populaire, en réinventant totalement le morceau. Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié l'incorporation de délicieux couplets chantés façon rap par Bianca, qui illustrent l'orientation hip hop prise par le groupe dans les récents albums.


 Cocorosie - Good friday

samedi 11 septembre 2010

Delta spirit réveille les cable cars


Personnellement, la perspective de prendre les transports en commun tous les matins ne m'enchante guère! Bien souvent, la politesse est laissée de côté, tout le monde tire une tronche de 3km de long, il n'y a qu'une place assise pour cinq passagers...bref, c'est pas le meilleur moment de la journée... DELTA SPIRIT, un petit groupe californien de cinq garçons plutôt sympas, ne l'entend pas de cette oreille: grâce à la puissance vocale assez hallucinante du chanteur-guitariste Matthew Vasquez, ainsi qu'à la bonne humeur de ses autres musiciens, DELTA SPIRIT parvient haut la main à égayer le trajet quotidien d'une poignée d'utilisateurs du tram de San Francisco. Les petits chanceux...  

Le groupe s'est formé en 2005 et vient de sortir cette année son second album studio intitulé History From Below. Pour l'avoir écouté en détails, je trouve le précédent volet de leurs aventures, Ode to Sunshine, nettement plus convaincant. Le morceau Trashcan, est issu de ce dernier et il reflète à merveille l'authenticité des ambiances créées par Delta Spirit. Tantôts folk, rock mélodique, un brin soul, vous ne manquerez pas d'être enivré par les compositions du groupe. Des doutes? Laissez-vous donc convaincre en images!




Delta Spirit - Trashcan

vendredi 3 septembre 2010

Edward Sharpe, des fleurs dans les cheveux


c'est l'histoire d'une dizaine de musiciens américains qu'on croirait tout droit échappés d'un rassemblement de nostalgiques du flower power. Cette joyeuse bande, c'est celle d'Alex Ebert, Alias Edward Sharpe, accompagné de ses neuf camarades les Magnetic Zeros, dont sa pétillante compagne, Jade Castrinos (la demoiselle aux cheveux courts sur le morceau qui suit). Ensemble, Edward et Jade ont fait péter les compteurs de Youtube grâce à Home (plus de 2millions de clics), le titre phare de leur unique album Up from below, qu'ils interprètent en duo avec une bonne humeur très communicative...


J'ai préféré choisir une autre composition pour vous faire découvrir l'univers de mister Sharpe et de ses acolytes. Dans Janglin, l'ambiance joyeuse et bonne enfant caractéristique du groupe est certes toujours présente, mais elle est complétée par la formidable voix d'Edward Sharpe, dont les méandres me rappellent par moment celle d'un certain Bob Marley. A la première écoute, j'ai été immédiatement conquis, la force avec laquelle Edward entame ses couplets est si captivante, qu'elle peut immobiliser votre attention toute entière jusqu'à atteindre le refrain qui suit (qui soit dit en passant vaut également le détour!).


Edward Sharpe and the magnetic zeros - Janglin

mercredi 1 septembre 2010

BRMC, n'y va pas par quatre chemins


Je ne résiste pas à l'idée de poster ce monument du blues rock, interprété en solo par peter Hayes, leader mystérieux des BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB. Le morceau est tiré du 3 éme album de la formation. Fièrement intitulé Howl (hurlement en français), ce dernier est néanmoins le plus acoustique du trio. A mon sens, c'est aussi le plus réussi tant les multiples écoutes n'ont en rien abîmées mon enthousiasme lorsque j'entends des titres aussi pétaradant que Ain't no easy way.

Malgré quatre autres opus parus dans les bacs (dont le très mitigé Beat the devil's tatoo paru cette année), je n'arrive toujours pas à me défaire de mon précieux Howl. Cependant, malgré l'inégalité de leurs albums, les BRMC restent une valeur sûre en concert. A ce propos, un chroniqueur Télérama titrait récemment l'un de ses articles par « A Rock en Seine, BRMC sauve la première journée ». Autant dire que si vous avez un jour la chance d'entendre en live le rock bourru de ces trois californiens, ce serait une sérieuse bétise de vous en priver!


BRMC - Ain't no easy way 

                 
     L'acoustique blog, quésaco?

    Pour le bonheur des oreilles, une 
    sélection quotidienne de sessions 
    acoustiques filmées. Le tout, servi 
    par un amateur de musique folk

                      Acoustic Dandy




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